*Lou-Lou

Ahora ya todo volvió a la anormalidad
Jaime Garzón.


C'est une dame avec un timbre de voix
aigu et circonflexe avec des accents partout
comme dans toute la France
Ces sont les petits déjeunés à midi qui vont me manquer
le froid du pain français qui casse les dents
et que tonne dans mon palais avec la Confiture
Ces sont des yeux bleu-verts qui parlent seuls
par la bouche des rêves, de toute une vie
Ils sont les lunettes, chaussures et chapeaux colorés 
qui chuchotent entre les rideaux l'interdiction du gris 
C'est avoir un sourire qui sent au Jazz
et le piano poussiéreux à cause de l'espace
Ce sont les livres qui jouent à cache-cache dans la bibliothèque 
où ils cachent leur visage contre les murs
en me forçant à les saisir par le dos
pour savoir comment s'appellent et qui les a baptisé
C'est l'eau chaude de sa peau avec si peu de melanine
qui se mélange avec le café des sourires 
C'est le bruit de l'aspirateur qui savoure Pornic
à sept heures au matin un dimanche 
ou la télé allumée perpétuellement 
et qui crache documentaires et politique
C'est se disputer pour le papier toilette 
et pour le poêle rebelle qui n’a pas voulu s'éteindre
Je confesse que je sais plus quel genre de sorcellerie
fait que les apéros de sauvignon et terrine
de pot-au-feu, baguette et champignons goûtent 
au plus vulgaire plat colombien
C'est l’amour désintéressé
une chose qui est très chère de nos jours
et que je ne pourrai plus acheter à dans la Petit-Hollande
"N'importe quoi", "tu m'as fait peur", "c'est chouette"
ce sont des phrases qui me feront toujours me souvenir
et grâce auxquels je n’oublierai jamais
Ce qu’est la famille.

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Es una señora con un timbre de voz
agudo y circunflejo con tildes en todos lados
cómo todo en Francia
Son los desayunos al mediodía lo que voy a extrañar
el frío del pan francés que tumba dientes
y que retumba en mi paladar con la Confiture
Son unos ojos azules verdosos que hablan por si solos
por la boca de los sueños, de toda una vida
Son lentes, zapatos y sombreros coloridos
que susurran entre las cortinas la prohibición del gris
Es tener una sonrisa que huele a Jazz
y a piano empolvado a causa del espacio
Son los libros que juegan al escondite en la biblioteca
o se tapan la cara contra la pared
obligándome a agarrarlos de su espalda 
para saber como se hacen llamar y quién los bautizó
Es el agua caliente de su piel de poca melanina
que se mezcla con el café de las sonrisas
Es el sonido de la aspiradora que sabe a Pornic
a las siete de la mañana un domingo
o el televisor encendido perpetuamente
escupiendo documentales y política
Es pelearse por papel higiénico
y por el fogón rebelde que no se quiso apagar
Confieso que no se que clase de brujería
hace que los apéros de sauvignon et terrine 
de pot-au-feu, baguette et champignons sepan 
al más vulgar bocado colombiano
Es el desinterés de dar amor
algo que está muy caro por estos días
y que ya no podré comprar en la Petite-Hollande 
"N'importe quoi", "tu m'as fait peur", "c'est chouette"
son frases que siempre me harán recordar
por quien nunca olvidé
lo que es una familia.



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